Depuis de nombreuses années, beaucoup d’associations se sont crées pour venir en aide aux enfants qui mendient dans les rue des pays d’Afrique. Certes, cette situation a des conséquences assez dramatique sur leur vie, mais jamais jusque là personne ne s’était intéressée aux problématiques des femmes, de plus en plus jeunes, vivant aussi dans la rue, dans des situation de grande souffrance et de pauvreté extrême.

Pendant un certain temps, elles ont souffert en silence, de violences physiques ou psychologiques en raison d’une culture d’impunité profondément ancrée. En effet, au Sénégal, la stratification sociale veut que la femme soit la subalterne de l’homme et elle doit le suivre même si l’expression de sa domination se fait de manière violente.

Bien que ce problème commence a être connu et malgré un début d’engagement de l’Etat Sénégalais, exprimé surtout par des campagne médiatiques, très peu d’ONG ne s’occupent de ce sujet du fait de la méconnaissance des solutions à y apporter

Pourtant, aujourd’hui, beaucoup de femmes décident de quitter leurs familles, leurs villages et viennent aux portes de grandes villes en pensant «pouvoir mieux vivre». Beaucoup d'entre elles sont enceintes ou avec leurs enfants en bas âge, elles sont jeunes et ne sont pas prêtes à affronter la vie de la rue. Trop souvent pour survivre elles sont obligées de se prostituer.

Depuis le début de l’année 2009, Mona CHASSERIO, fondatrice de l’Association CŒUR DE FEMMES à Paris a ouvert une MAISON dans une des banlieues les plus pauvres de DAKAR pour accueillir des femmes en grande errance, avec ou sans enfants afin de leur permettre de «se poser, de se soigner et renaître à la vie».

L’Association «AMIS DE DAR AS SALAM» contribue par sa participation financière, matérielle et bénévole aux actions de l’ONG «UNIES VERS’ELLE SENEGAL» pour l’aider dans son combat pour sortir les femmes de la rue, de la prostitution, de l’oubli et de leur permettre de choisir leur propre avenir dans une société où elles ont aussi un rôle à jouer.